Vergne obligé de ralentir en fin de course.


Battu par Mitch Evans dans le match pour la victoire au E-Prix de Jakarta, Jean-Eric Vergne révèle qu'une surchauffe de sa batterie l'a poussé à lever le pied en fin de course. Parti depuis la pole position, Jean-Éric Vergne menait la danse dans la première moitié du E-Prix de Jakarta inaugural et semblait filer vers une victoire certaine, néanmoins le nouveau recordman de pole positions en Formule E s'est incliné sur la ligne d'arrivée pour sept dixièmes face à Mitch Evans. Tout a basculé à 15 tours du but, lors de l'activation par Evans de son second mode attaque, quelques minutes après Vergne. Parvenu à grignoter son retard sur le Français grâce à ce surplus de puissance, le pilote Jaguar a ensuite vu que le rythme de son adversaire avait chuté, conséquence d'une surchauffe de la batterie, ce qui a mené à une tentative de dépassement fructueuse quelques instants plus tard. "Niveau énergie, ça allait. C'est au niveau de la température que l'on n'était probablement pas très bien", a expliqué le double champion en conférence de presse. "C'est pour ça que j'ai été dépassé mais je dois regarder ce qui s'est passé avec l'équipe. Je suis sûr que l'on aurait pu faire mieux mais on gagne ensemble et on perd ensemble. Aujourd'hui, je sens que j'aurais pu gagner mais pour une raison que je ne comprends pas complètement, je n'ai pas pu y arriver." "Je n'ai pas toutes les cartes, je pense savoir ce qui s'est passé mais je préfère le garder pour moi pour le moment. Ce que je peux vous dire, c'est que l'on m'a demandé de passer sur un certain mode, et ce mode me faisait lever le pied beaucoup, beaucoup plus tôt avec moins de récupération. Et, bien sûr, Mitch était plus rapide et il a été surpris, il pensait que j'avais un problème, alors il a foncé. J'ai demandé à l'équipe si c'était la chose à faire ou non, mais je ne peux pas le dire avec certitude." Evans a quant à lui expliqué qu'il s'était montré trop prudent au moment d'activer son premier mode attaque, ce qui a été dûment corrigé pour la seconde utilisation, au cours de laquelle le Néo-Zélandais a repris une seconde et demie sur Vergne. Néanmoins, un autre type de surchauffe, celle des pneus, l'a également contraint à ralentir dans les derniers kilomètres, équilibrant davantage le duel avec Vergne. "J'ai peut-être été un peu trop prudent [sur le premier mode d'attaque] en pensant vraiment à la fin de la course", a confié Evans. "Avec le second mode attaque, j'espérais seulement rattraper JEV un peu plus vite mais je n'ai pas pu vraiment le faire. C'était très difficile de tirer un bel avantage avec le mode attaque à cause des limites posées par les pneus arrière. J'avais un très bon rythme après le mode attaque et je me suis rapproché de [Vergne]. Et puis, dans un tour, j'étais très proche et j'ai décidé de l'attaquer au virage 7. C'était propre." "Après ça, j'ai créé un peu d'espace entre nous, je m'attendais à continuer comme ça, mais tout d'un coup, à quelques tours de la fin, mes pneus arrière se sont écroulés. Je pense que [Vergne] avait pu rebondir. Et Edo [Mortara] lui mettait la pression, donc ils sont revenus sur moi. Fort heureusement, on avait tous à peu près le même niveau d'énergie, ça a été un avantage crucial dans le dernier tour."