Assurland

Avec un ancien moteur DS, Vergne vise la victoire


DS Techeetah n'aura pas la tâche facile pour l'E-Prix de Diriyah, mais Jean-Éric Vergne vise quand même la victoire. Réduction des coûts oblige, il n'y aura qu'une seule homologation moteur pour les deux saisons de Formule E à venir, et trois écuries ont choisi de commencer la saison 7 avec leur groupe propulseur 2019-20 : DS Techeetah, Nissan e.dams et Dragon Racing. Ces trois structures peuvent donc s'attendre à un E-Prix de Diriyah difficile à la fin du mois, en ouverture de la nouvelle campagne du championnat tout électrique. Jean-Éric Vergne fait pourtant preuve d'optimisme quant à ses chances de succès sur la piste saoudienne ; il est vrai que le moteur DS était la référence du plateau la saison dernière. Lorsqu'on lui demande dans un entretien si l'objectif sera de limiter la casse, Vergne répond avec conviction : "Non, nous allons à Riyad avec l'objectif clair de gagner. Je pense que se dire que nous avons le moteur de l'an dernier, c'est une fausse excuse – ou une excuse tout court." "En plus, il faut toujours un peu un temps d'adaptation quand on a des nouveaux moteurs : il y a les nouveaux softwares, il y a pas mal de choses qui ne tournent pas rond au début d'un moteur. Peut-être qu'il y a d'autres équipes qui auront des problèmes que nous n'aurons pas – je touche du bois, j'espère que nous n'en aurons pas, mais ça fait quand même plus d'un an que nous avons ce moteur. Nous le connaissons bien, nous maîtrisons bien notre sujet avec ce moteur." Vergne aborde en tout cas cette saison avec l'objectif de reprendre sa couronne : sacré en 2017-18 puis 2018-19, le Français a été détrôné l'an dernier par son coéquipier António Félix da Costa, ayant notamment connu un début de campagne difficile avec un seul podium sur les sept premières courses. "Déjà, j'avais pas mal de difficultés avec le frein, que lui n'avait pas : nous avons un style de pilotage différent", explique Vergne. "Toute l'année, j'ai essayé de modifier un peu mon pilotage, j'avais beaucoup de mal à faire ça. En fin d'année, nous avons réussi à finalement modifier ce que je souhaitais ; ça a pris un peu trop de temps, malheureusement." "Pour la saison qui arrive, je n'ai plus de problème de frein, j'arrive à bien freiner, je me sens très bien avec la voiture. Quoi faire pour reprendre l'avantage ? Toujours se remettre en question, travailler sans relâche, évidemment plus que je n'ai pu le faire l'an dernier." Quant à savoir si Vergne et Félix da Costa pourraient maintenir leur bonne entente s'ils se retrouvaient dans un duel pour le titre, le Francilien tempère l'importance de ce facteur. "Vous savez, la bonne entente, c'est important pour une équipe, mais le principal pour une équipe, c'est deux pilotes qui ramènent des points. À partir du moment où nous n'allons pas nous crasher l'un dans l'autre… Je m'entends très bien avec António, mais si demain j'ai quelqu'un à côté de moi qui ne me parle pas de l'année, je suis là pour faire mon job et lui aussi." "Si on arrive à bien s'entendre avec un coéquipier, c'est le top. Après, si je ne parle pas de l'année à mon coéquipier, ça ne va pas me changer la vie. Je fais mon boulot avec mes ingénieurs, avec mon équipe. Je prends le même plaisir à rouler, à voyager, à faire des courses. La bonne entente en dehors du circuit n'est pas très importante, mais le respect entre les deux pilotes sur le circuit, c'est ce qui est le plus important pour une équipe, et je pense que c'est à l'équipe de faire en sorte que ce respect mutuel soit gardé tout au long de l'année."