Assurland

Buemi surpris par l'arrivée massive des constructeurs en FE


Lorsque Sébastien Buemi a rejoint le tout nouveau championnat de Formule E pour la saison inaugurale en 2014-15, il était encore difficile de savoir si la mayonnaise allait prendre. Lors de cette première campagne, les groupes propulseurs étaient d'ailleurs monotypes, avant l'ouverture au développement à partir de la deuxième année. Près de cinq ans plus tard, le championnat tout électrique a pris une certaine envergure, fort de l'arrivée de nombreuses marques prestigieuses ainsi que d'une nouvelle monoplace plus rapide, capable de parcourir une distance de course complète. Lorsque Motorsport.com demande à Buemi dans un entretien exclusif s'il s'attendait à ce que la Formule E devienne ce qu'elle est aujourd'hui, le Champion 2015-16 répond : "J'espérais, mais je ne pensais pas qu'on se retrouverait avec autant de constructeurs. Si l'on regarde un petit peu l'histoire des [autres] championnats : un, deux, trois constructeurs, ensuite deux qui repartent..." "Je ne m'attendais pas à ce que ça puisse intéresser autant de monde que ça. Surtout du fait que les voitures ont le même look – je ne pensais pas que Porsche, Mercedes, Audi viennent dans le championnat, du fait qu'ils ne pourraient pas se différencier au niveau du look de la voiture. En fin de compte, je me suis trompé là-dessus, parce qu'ils viennent tous." Quant au rookie Oliver Rowland, coéquipier de Buemi chez Nissan e.dams, il révèle avoir été marqué par sa participation à l'E-Prix de Punta del Este 2015, où il avait remplacé un Nick Heidfeld blessé à la main. "Au début, j'imagine que tout le monde était un peu incertain [quant au potentiel de la FE], mais j'ai fait cette course avec Mahindra en 2015 et j'ai vraiment pris du plaisir", se rappelle le Britannique pour Motorsport.com. "Tous les pilotes étaient très amicaux, je me suis senti bienvenu. Franchement, j'avais envie de revenir. Si ça n'avait tenu qu'à moi, à la fin de la saison 2 pour la saison 3, il y avait une opportunité de courir en Formule E. Au final, ça ne dépendait pas de moi. Je suis allé courir en GP2, mais il était déjà clair à l'époque que la FE était sur une pente ascendante." "Je pense que la Formule E a les meilleures courses qui soient actuellement. Si l'on regarde la Formule 1 actuellement, c'est très ennuyeux. La plupart du temps, on sait qui va gagner, alors qu'en Formule E... les deux premières courses, on n'en avait aucune idée ! Par exemple, la première course j'ai fini septième, mais à Marrakech, même si j'ai eu un petit problème, je n'étais vraiment nulle part. Il y a beaucoup de hauts et de bas, c'est juste intéressant et assez différent. Je vais vous dire, quand on fait la course entre les murs avec 250 kW, on n'a pas l'impression d'aller lentement !" Nous soulignons alors que dans l'Histoire de la Formule E, aucune écurie n'a marqué moins de 15 points lors d'une saison complète, ce qui paraît impensable dans d'autres championnats. "J'étais chez Williams l'an dernier pour faire tous les essais, sur le simulateur notamment", renchérit Rowland. "Pour eux, marquer un point, c'était presque impossible, et c'était basé sur la chance à l'état pur. En Formule E, en revanche, tout le monde peut marquer des points, et ça dépend beaucoup des pilotes."